Windows 10 refuse de partir à la retraite, et votre sécurité va en payer le prix

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Neuf mois après la fin initiale de son support officiel, Windows 10 est toujours présent sur de nombreuses machines. Un entêtement qui commence à tourner au casse-tête en matière de cybersécurité, ces ordinateurs étant affectés par plus de vulnérabilités que ceux sous Windows 11.

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Alors que son successeur est enfin présent sur la majorité des PC en circulation, Windows 10 n'a toujours pas envie de partir à la retraite. Le vénérable système d'exploitation serait, en effet, encore présent sur près d'un ordinateur sur six selon les données de Lansweeper, une firme spécialisée dans la gestion de parcs informatiques.

Sauf que cette situation pose de sérieux problèmes de cybersécurité, et ce, malgré le prolongement de la prise en charge de Windows 10. Car celle-ci ne semble pas suffisante pour garantir une sécurité optimale du système : les appareils fonctionnant sous Windows 10 présenteraient en moyenne 1 903 failles connues, contre 652 pour Windows 11. Soit trois fois plus.

Des risques qui concernent certains secteurs plus que d'autres

L'une des raisons de cette multiplication de failles tient à une technique baptisée « patch diffing ». Chaque fois que Microsoft corrige une faille sur Windows 11, des pirates peuvent décortiquer le correctif pour retrouver la même brèche, restée grande ouverte, sur Windows 10. Les mises à jour du système le plus récent servent ici de carte au trésor pour s'attaquer au plus ancien.

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Et le danger ne concerne pas que vos ordinateurs personnels, loin de là. Les petites et moyennes entreprises, qui ont rarement des budgets bien garnis, sont particulièrement exposées avec 21,4 % de leurs machines encore sous Windows 10. Dans le même temps, certains secteurs ont plus de difficultés à opérer la transition vers Windows 11. Comme la santé ou le commerce, où caisses enregistreuses et matériel médical ne peuvent pas facilement changer de système d'exploitation.

La bouée de sauvetage de Microsoft, son programme de mises à jour de sécurité étendues (ESU), va continuer de colmater au mieux les brèches jusqu'au 12 octobre 2027 pour les particuliers. Et jusqu'au 10 octobre 2028 pour les entreprises prêtes à sortir la carte bleue. Passé ces dates, plus aucun correctif ne sera déployé, et la situation deviendra encore plus critique.

Source : The Register

publié le , Maxence Glineur de Humanoid

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