Windows 10 n’est plus sécurisé : 3 actions immédiates pour éviter d'être piraté
Le couperet est tombé l'année dernière et le support de Windows 10 appartient désormais au passé. Si votre machine n'est pas éligible à Windows 11 ou que vous faites de la résistance face au nouvel OS de Microsoft, pas de panique : votre ordinateur ne va pas exploser, mais il devient une cible facile. Voici comment limiter la casse.

Depuis le 14 octobre 2025, c'est le silence radio du côté de Redmond pour les utilisateurs de Windows 10. Si vous avez allumé votre PC ce matin, vous avez sans doute remarqué qu'il fonctionne toujours parfaitement. Pas d'écran noir, pas d'explosion. Pourtant, en coulisses, le filet de sécurité a disparu. Si vous tentez de lancer Windows Update, le message est clair : « Votre appareil ne reçoit plus de mises à jour de sécurité ». Concrètement, cela signifie que Microsoft a arrêté de tirer sur la corde dans sa lutte contre les pirates. Chaque nouvelle faille découverte restera désormais béante, sauf cas de force majeure absolue.
Malgré cela, les chiffres de StatCounter montrent que la transition est loin d'être achevée. En juin 2025, Windows 11 a péniblement dépassé son prédécesseur avec 53,7 % de parts de marché, laissant encore 42,7 % des PC mondiaux sous Windows 10. Entre l'accueil mitigé réservé à Windows 11, l'inflation sur les prix de la RAM et les tarifs douaniers qui compliquent l'achat de matériel neuf, le conseil habituel « achetez juste un nouveau PC » semble totalement déconnecté de la réalité. Heureusement, il existe des moyens de gagner du temps.
Payer pour des correctifs ou blinder sa défense : les options qui vous restent
La première option est celle du portefeuille. Microsoft, conscient que tout le monde ne peut pas migrer, propose une « bouée de sauvetage » payante : les ESU (Extended Security Updates). Pour le grand public, c'est une offre unique valable un an, jusqu'au 13 octobre 2026. Le ticket d'entrée est fixé à 30 dollars (environ une trentaine d'euros), ou 1 000 points Microsoft Rewards si vous êtes du genre à cumuler des points de fidélité. Attention, pour l'option payante en cash, Microsoft exige que l'outil Windows Backup soit activé. Les entreprises, elles, sont moins bien loties : elles paient 61 dollars par poste, mais peuvent prolonger le plaisir sur trois ans (avec un prix qui double chaque année).

Si vous refusez de mettre la main à la poche, sachez que Microsoft continuera tout de même de mettre à jour la base de données de son antivirus Defender jusqu'en octobre 2028. C'est mieux que rien, mais cela ne protège pas des failles du système d'exploitation lui-même. C'est là que vous devez devenir proactif. Sans les correctifs officiels, l'installation d'une suite de sécurité tierce devient indispensable. Optez pour une solution complète incluant un pare-feu solide, capable de bloquer les failles de sécurité. L'utilisation d'un VPN est aussi recommandée pour ajouter une couche d'étanchéité entre vous et les sites malveillants.
Enfin, préparez-vous à l'obsolescence logicielle. Au-delà de la sécurité, le vrai danger vient de la compatibilité. De plus en plus de périphériques (comme certaines imprimantes 3D récentes) ou de logiciels pro (les dernières versions de Visual Studio ou Teams) exigent désormais Windows 11 pour fonctionner, faute de pilotes développés pour l'ancien système.
publié le , William Zimmer de Humanoid
