La Chine veut envoyer un « maçon robot » construire une base sur la Lune

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Pendant que les agences spatiales préparent le retour de l'Homme sur la Lune, la Chine développe déjà les technologies capables d'y construire une véritable base. Le pays travaille notamment sur un « maçon robot » autonome destiné à fabriquer des infrastructures sur place.

Crédits : ESA-ATG

L'humanité veut fouler à nouveau le sol de la Lune, mais pas seulement. Elle prévoit aussi d'installer sur notre satellite naturel une base destinée à accueillir des astronautes sur le long terme.

Mais avant d'envisager une telle colonisation lunaire, encore faut-il trouver un moyen de construire ces infrastructures. C'est précisément l'objectif du nouveau robot dévoilé par la Chine dans le cadre de la mission Chang'e-8, qui vise à construire une station lunaire permanente.

Un rover hybride pensé pour les futurs chantiers lunaires

La Chine n'a effectivement pas attendu le retour de l'Homme sur la Lune pour préparer l'étape suivante de la colonisation. Pesant environ 100 kg, son nouveau rover lunaire est composé d'une partie inférieure à quatre roues et d'un torse humanoïde muni de deux bras.

Crédits : ESA-ATG

Ce n'est pas un rover scientifique classique, mais bien une sorte de « maçon robot » destiné à collecter et transporter divers objets, instruments et échantillons. Sa conception hybride avec des roues pour la mobilité et des bras pour la manipulation répond à un besoin bien précis sur la Lune.

Même si les agences spatiales parviennent à envoyer du matériel de construction sur la surface lunaire, aucun opérateur ne sera présent sur place pour déplacer les équipements, connecter des capteurs ou installer des instruments scientifiques. En l'absence d'astronautes, ce type de tâches devra donc être assuré par des robots autonomes comme celui développé par la Chine.

Un robot autonome conçu pour survivre aux conditions lunaires

Pour évoluer de manière autonome sur la Lune, le robot chinois fonctionne grâce à des panneaux solaires. Il embarque plusieurs technologies avancées telles que des systèmes d'intelligence artificielle, de vision à distance et de cartographie 3D.

Tous ces outils lui permettent de se repérer dans un environnement encore largement méconnu et plutôt hostile. Les ingénieurs devront tout de même relever des défis techniques majeurs.

L'un des plus complexes consiste à coordonner avec précision les deux bras articulés autour du robot afin qu'il puisse manipuler des instruments fragiles sans les endommager.

Une tâche déjà difficile sur Terre pour les robots qui s'avère encore plus compliquée dans les conditions extrêmes de la surface lunaire. Le robot devra évoluer sur un terrain irrégulier, résister à d'importantes variations de température et fonctionner en autonomie.

Le pôle sud lunaire au cœur des ambitions chinoises

Les chercheurs estiment qu'il pourra rester opérationnel pendant environ deux ans sur la Lune. Il devra donc survivre aux longues nuits lunaires, qui durent chacune plus de quatorze jours terrestres. Sans lumière du Soleil, il devra entrer temporairement en hibernation jusqu'au retour du jour lunaire.

Ce « maçon robot » doit participer à la mission chinoise Chang'e-8, prévue entre 2028 et 2029. Si tout se déroule comme prévu, il commencera à préparer le terrain pour une présence humaine permanente au pôle sud de la Lune.

Cette région a été choisie en raison des importantes réserves de glace d'eau découvertes dans certains cratères. Cette glace pourrait notamment servir à produire de l'eau, de l'oxygène ou encore du carburant pour les futures bases habitées.

publié le , Auriane Polge de Humanoid

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