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Moniteurs PC : pourquoi l’OLED est en train de tuer les écrans LCD

temps de lecture 3 minutes

L'OLED n'est plus réservé aux téléviseurs haut de gamme ou aux smartphones dernier cri, il est en train de conquérir nos bureaux à une vitesse folle. Entre rentabilité record pour les fabricants et qualité d'image à tomber pour les gamers, la technologie s'impose comme le nouveau standard incontournable des moniteurs PC.

Crédits : Unsplash

Si vous avez cherché un écran PC récemment, vous avez sûrement remarqué que l'OLED est partout. Ce n'est pas une hallucination collective ni une simple mode passagère. L'adoption de cette technologie, née dans les labos de Kodak à la fin des années 80, s'accélère brutalement sur le marché des moniteurs. Les chiffres donnent le vertige : les livraisons de dalles OLED pour moniteurs devraient bondir de 64 % en 2025 pour atteindre environ 3,2 millions d'unités, contre 1,95 million l'année précédente. Et la tendance ne va pas s'arrêter là, puisqu'une croissance de plus de 50 % est encore prévue pour 2026.

Concrètement, l'écran de PC est en train de devenir l'application OLED à la croissance la plus rapide, doublant même le marché des téléviseurs qui arrive à maturité. Mais ce raz-de-marée ne vient pas de nulle part. Il est le fruit d'un alignement des planètes parfait entre des impératifs économiques pour les industriels et une demande de performance intransigeante de la part des utilisateurs, notamment les joueurs. L'OLED n'est plus le futur, c'est le présent, et il rebat les cartes de toute l'industrie.

La poule aux œufs d'or des fabricants

Pour les constructeurs comme Samsung, LG ou les géants chinois BOE et TCL, l'équation est simple : l'OLED sur moniteur rapporte gros. Contrairement aux immenses dalles TV où la perte de matière reste importante, la production de dalles de 27 à 34 pouces est un modèle d'efficacité. Les taux d'utilisation du verre dépassent les 90 %, contre un petit 60 à 70 % pour les téléviseurs. Moins de déchets, c'est plus de rentabilité. De plus, sur un marché encore jeune et moins saturé, les fabricants profitent d'une sorte de « Far West » tarifaire qui leur assure des marges financières bien plus confortables que sur les technologies LCD vieillissantes.

Crédits : Unsplash

Cette rentabilité pousse les acteurs à investir massivement. LG a par exemple quadruplé ses livraisons de dalles pour moniteurs entre 2023 et 2025, passant de 100 000 à 400 000 unités. Samsung étend sa production de QD-OLED, et la concurrence chinoise s'organise pour inonder le marché IT. Résultat pour le consommateur ? Une guerre des prix à venir et une amélioration constante de la valeur des produits.

Gamers et créatifs : la claque visuelle

Mais si l'OLED s'impose, c'est aussi parce qu'il enterre littéralement les dalles VA ou IPS sur le terrain de la qualité d'image pure. Grâce à ses pixels auto-émissifs qui s'allument et s'éteignent indépendamment, l'OLED offre des noirs parfaits, un contraste infini et élimine les effets de halo disgracieux autour des objets lumineux. Fini le rétroéclairage LED grossier des dalles LCD. Pour le HDR, c'est le jour et la nuit : les couleurs ne sont pas délavées, la luminosité claque et la gamme de couleurs est ultra-large dès la sortie du carton.

Les joueurs sont les premiers à bénéficier de cette supériorité technique. La précision des couleurs et la gestion du mouvement sont sans commune mesure avec ce que proposent les dalles VA, souvent victimes de « smearing » (traînées noires) lors des scènes rapides. Avec des temps de réponse quasi instantanés, l'OLED offre une fluidité et une netteté de mouvement inégalées. Certes, les dalles VA et IPS gardent l'avantage sur la luminosité soutenue, la clarté du texte et la résistance au marquage (burn-in), mais pour le jeu et le multimédia, l'OLED a définitivement gagné la partie.

publié le , William Zimmer de Humanoid

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