Google Chrome sur Android : un navigateur gourmand en données personnelles à remplacer au plus vite ?

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Google Chrome, installé par défaut sur la plupart des smartphones Android, collecte davantage d'informations personnelles que ses concurrents. Une étude révèle l'ampleur de cette surveillance qui touche des milliards d'utilisateurs dans le monde.

Crédits : Unsplash

On ne le dira jamais assez : sur internet, la facilité d'utilisation et la gratuité ont souvent un coût en données personnelles. Chrome, omniprésent sur les appareils Android, est un « must have » avec ses fonctionnalités de synchronisation entre appareils, de remplissage automatique, et sa profonde intégration dans l'OS de Google. Pourtant, ces avantages dissimulent un système de collecte de données particulièrement intrusif.

Selon une recherche menée par Surfshark, société spécialisée dans la protection de la vie privée en ligne, et notamment connue pour ses services VPN, Chrome se distingue comme le navigateur mobile le plus avide de données. L'entreprise a analysé les informations récoltées par les principaux navigateurs du marché, et ses résultats placent la solution de Google en tête des mauvais élèves, avec une collecte qui s'étend de l'historique de navigation aux détails bancaires, en passant par les listes de contacts.

Une surveillance constante, même quand on s'y attend le moins

Cette collecte s'effectue en arrière-plan, que l'utilisateur navigue activement ou non. Google exploite toutes ces données pour alimenter ses services publicitaires et ses outils d'analyse, construisant progressivement un profil détaillé des habitudes de chaque utilisateur. Même les interactions les plus anodines, comme un clic sur une actualité ou le temps passé sur une page, alimentent cette base de données.

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En fait, les fonctionnalités apparemment pratiques de Chrome (suggestions de contenu, actualités personnalisées, saisie automatique) participent toutes à ce même écosystème de surveillance. Au fil du temps, ces petites interactions créent une empreinte numérique exposée à l'insu de l'utilisateur.

L'ampleur du problème a atteint son paroxysme lors d'un recours collectif intenté contre Google en 2020, ce qui a amené le géant américain à supprimer des milliards d'enregistrements personnels collectés pendant les sessions de navigation privée. Une affaire qui a un peu plus terni l'image du géant de Mountain View, qui a fait de la collecte de donnée le socle de son succès commercial et industriel.

Brave, DuckDuckGo et le vénérable Firefox : autant d'options qui permettent de se passer de Chrome

Heureusement, des alternatives comme Brave, DuckDuckGo, ou Firefox adoptent des politiques plus respectueuses de la vie privée. Ces applications limitent en effet considérablement la collecte d'informations, bloquent les traqueurs ou les empêchent de se charger.

Changer de navigateur n'est plus une tâche fastidieuse de nos jours, car les mots de passe et autres favoris peuvent être transférés sans effort pour les utilisateurs. Il vous suffit d'installer le navigateur de votre choix, de le définir comme solution de navigation par défaut, de lancer la migration de vos données, puis de configurer les autorisations pour limiter le partage de votre position et l'accès à vos informations.

Bien qu'aucun navigateur ne puisse garantir un anonymat total, une grande partie du modèle économique d'Internet reposant sur les revenus publicitaires, ces alternatives offrent un contrôle nettement supérieur sur votre empreinte numérique. Pour les utilisateurs soucieux de leur vie privée, abandonner Chrome représente une étape essentielle vers une navigation plus sûre. Une vérité qui est par ailleurs tout aussi valable sur macOS, Windows ou Linux.

Source : Surfshark

publié le , Maxence Glineur de Humanoid

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