Mistral AI dément un piratage de son code source
La licorne française a communiqué officiellement sur une revendication de piratage visant son code source, publiée la veille sur un forum cybercriminel. L'entreprise Mistral AI dément toute intrusion dans ses systèmes.

« Selling mistral.ai Source Code ». Voici le titre de l'annonce publiée le 17 septembre 2026 sur un forum cybercriminel.
L'utilisateur se faisant appeler « mrwho » y affirme vendre l'intégralité du code source de l'entreprise française.
Ce 18 septembre, Mistral AI ferme la porte à toute intrusion récente, du moins selon les conclusions de l'enquête interne menée par l'entreprise.

Ce que le hacker dit avoir volé à Mistral AI
L'arborescence publiée par mrwho recense 339 fichiers, correspondant à différents projets et dépôts internes. Plusieurs noms suggèrent du code non destiné au public : mistral-inference-private, mistral-inference-internal, mistral-finetune-internal, mistral-common-internal, ou encore client-python-private. D'autres renvoient à l'infrastructure ou à des usages sectoriels.
Le hacker a aussi diffusé un échantillon nommé webstral : un supposé prototype d'agent web intégré à Chrome, capable de naviguer, lire une page et interagir avec ses éléments, en s'appuyant sur l'API Mistral.
Une revendication largement relayée
Ce n'est pas la première fois que Mistral AI est visée par une revendication de piratage largement relayée. En mai dernier déjà, du code malveillant s'était glissé dans un de ses outils de développement via une attaque plus large touchant la chaîne d'approvisionnement logicielle. Des hackers affirmaient alors avoir accédé à son infrastructure principale, ce que Mistral avait démenti, tout en confirmant l'incident initial. Cette fois, le ton est différent, Mistral dément purement et simplement toute intrusion.
Reste que sous le tweet de l'entreprise, plusieurs internautes objectent qu'une absence de preuve de compromission ne permet pas de confirmer que les « systèmes n'ont pas été compromis ». Mais le raisonnement inverse s'applique tout autant à la revendication du hacker. Jusqu'à preuve du contraire, un échantillon ne fait pas le piratage.
publié le , Amine Baba Aissa de Numerama
