WhatsApp : la version Windows est beaucoup plus lente et truffée de bugs, voici pourquoi

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Meta a discrètement remplacé l'application native de sa messagerie phare sur Windows par une simple version web. Les premiers retours font état de ralentissements importants et d'une consommation de RAM démultipliée.

Crédits : Unsplash

Depuis début novembre, Meta déploie une mise à jour majeure de WhatsApp sur Windows. Fini l'application native optimisée pour le système d'exploitation : les utilisateurs se retrouvent désormais avec une version web qui charge simplement la page web.whatsapp.com dans une fenêtre dédiée.

Meta n'a communiqué qu'un simple avertissement demandant aux utilisateurs de se reconnecter, sans préciser l'ampleur de ce changement technique. La transition était toutefois prévisible : dès juillet dernier, la version bêta de la messagerie avait adopté ce modèle basé sur WebView2. Et, malheureusement, cela ne vient pas sans son lot de problèmes.

Une consommation de ressources qui explose

Les premiers tests menés par Windows Latest révèlent une dégradation de l'expérience utilisateur. Lors de son ouverture, la nouvelle version consomme déjà plus de 300 Mo de mémoire vive, avant même l'affichage des conversations. L'ancienne application native se contentait de près de 100 Mo tout en affichant un nombre important d'éléments.

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La navigation dans la messagerie souffre également de lenteurs perceptibles, chaque changement de conversation s'accompagnant d'un délai plus important qu'auparavant. Une lourdeur qui persiste après plusieurs heures d'utilisation, même quand l'application a terminé de synchroniser les messages.

Lorsque l'utilisateur fait défiler les conversations, la consommation de RAM peut grimper au-delà du gigaoctet, alors que l'ancienne version restait sous la barre des 300 Mo dans les mêmes conditions. Pire encore : fermer l'application ne résout pas le problème, puisqu'elle continue de tourner en arrière-plan pour afficher les notifications, mobilisant jusqu'à 400 Mo de mémoire vive.

Les appels vidéo illustrent très bien cette surconsommation de ressources : la nouvelle mouture nécessite ici environ 900 Mo de mémoire contre seulement 316 Mo auparavant. Plusieurs dysfonctionnements ont par ailleurs été constatés par Windows Latest, comme des contenus de statuts qui ne s'affichent plus correctement ou des déconnexions après la mise en veille de l'ordinateur.

Un choix dicté par les économies ?

Ce changement technique, bien qu'il soit pour le moment désagréable pour l'utilisateur final, pourrait s'avérer plutôt bénéfique pour Meta. Plutôt que de maintenir une application native spécifique à Windows, l'entreprise a opté pour solution qui réutilise directement l'application web de WhatsApp, une approche qui réduit ainsi les coûts de développement. On notera tout de même un point positif : les utilisateurs sous Windows auront accès plus rapidement aux nouvelles fonctionnalités, en même temps que la version pour navigateur.

Cette différence de performance est clairement visible lorsque l'on compare cette version à celle pour macOS, qui conserve une application native malgré une part de marché bien inférieure à celle de Windows. Meta a même développé une application pour l'Apple Watch, indiquant que les ressources sont allouées différemment selon les plateformes.

Toutefois, Meta n'en est pas à son coup d'essai : Messenger, Facebook, Instagram et Threads utilisent tous des versions web sur l'OS de Microsoft. Il ne reste plus qu'à espérer que cette expérience lui permettra d'améliorer les performances de son service de messagerie phare dans de prochaines mises à jour.

Source : Windows Latest

publié le , Maxence Glineur de Humanoid

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