Une page web sur dix serait rédigée par une intelligence artificielle

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Des chercheurs ont passé au crible près d'un demi-million de pages internet en anglais pour y traquer les traces d'IA. 10 % en portent les marques, et la proportion dépasse le tiers pour les pages mises en ligne depuis l'arrivée de ChatGPT.

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Le web n'est pas tout jeune, ou du moins il est dans sa troisième décennie. Pendant tout ce temps, les pages personnelles, les forums, les blogs, les fiches produits et autres sites d'entreprise ont toujours été écrits par un être bien humain derrière un écran d'ordinateur. Sauf que depuis l'arrivée d'agents conversationnels comme Gemini ou ChatGPT, la donne n'est plus tout à fait la même.

Pour mesurer l'ampleur de ce changement, le Pew Research Center a puisé dans une immense archive du web, contenant près d'un demi-million de pages en anglais publiées entre janvier 2021 et juillet 2026. Un outil de détection a ensuite cherché dans chaque texte les régularités statistiques qui peuvent différencier la plume d'un humain d'une génération automatique. Résultat : sur un échantillon de 10 000 pages, 10 % auraient été écrites ou largement retouchées par une IA.

Tous les recoins du web ne sont pas logés à la même enseigne

10 %, ce n'est pas énorme, sauf que l'échantillon comprend une bonne partie de pages antérieures à ChatGPT. En ne gardant que celles mises en ligne après la sortie de ce dernier, fin 2022, la proportion grimperait au-delà du tiers. À noter que la répartition n'est pas uniforme en fonction des domaines : environ une page en .com sur dix est concernée, contre 4,6 % en .org et à peine 1 % en .edu comme en .gov.

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L'étude s'est aussi penchée sur les nouvelles marottes de rédaction. Le tiret cadratin, cette longue barre horizontale qui sert d'incise, apparaît deux fois plus souvent qu'en 2023, et la virgule dite d'Oxford a progressé de 63 %. Certains mots sont aussi devenus beaucoup plus courants : « delve » (fouiller), « interplay » (interaction) ou « testament » (témoignage) ont plus que doublé.

Les auteurs du rapport préviennent toutefois que l'usage de ces mots ou de ces signes n'est pas forcément la preuve qu'une IA se cache derrière un texte. Les humains aiment, eux aussi, utiliser des tirets et reprendre des mots fréquemment croisés. Et puis, ChatGPT et consorts ont été entrainés avec nos propres textes.

Bref, si vous cherchez encore un coin du web où la main humaine domine largement, il semblerait que les sites des institutions gouvernementales et académiques soient encore relativement épargnés.

Source : TechRadar

publié le , Maxence Glineur de Humanoid

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