Vie extraterrestre : et si les astronomes cherchaient au mauvais endroit ?

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Depuis des décennies, les astronomes recherchent des signaux extraterrestres dans une zone bien précise du spectre radio. Mais une nouvelle étude suggère que cette stratégie pourrait être trop restrictive et qu'il faudrait explorer d'autres fréquences.

Crédits : ALMA / ALEX PÉREZ

La recherche de vie extraterrestre repose sur une hypothèse simple : une civilisation avancée choisirait une fréquence radio bien précise pour communiquer à travers l'espace. Les astronomes concentrent donc leurs recherches sur une même région du spectre radio surnommée le « water hole » et considérée comme le canal le plus probable pour une communication interstellaire.

Mais cette stratégie pourrait être trop restrictive. Une nouvelle étude propose d'élargir les recherches à des fréquences radio beaucoup plus élevées, jusqu'ici presque jamais explorées dans le cadre du programme SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence), consacré à la recherche de civilisations extraterrestres.

Le « water hole », cette fréquence privilégiée pour rechercher des extraterrestres

Le « water hole » étudié par les astronomes correspond à une plage de fréquences comprise entre 1,42 et 1,66 GHz. Elle est située entre les émissions naturelles de l'hydrogène et de l'hydroxyle. Les chercheurs l'ont choisie, car ces deux éléments forment l'eau, une molécule essentielle à la vie telle que nous la connaissons.

Crédits : ALMA / ALEX PÉREZ

Ils ont donc supposé qu'une civilisation extraterrestre aurait le même raisonnement et choisirait cette bande de fréquences pour tenter d'établir une communication interstellaire.

Dans le cadre de cette nouvelle étude, les chercheurs ont exploité les archives du radiotélescope ALMA, installé dans le désert d'Atacama, au Chili. Au lieu de réaliser de nouvelles observations, ils ont analysé des données recueillies lors d'autres missions astronomiques afin de rechercher d'éventuelles signatures sur des fréquences radio beaucoup plus élevées.

Une nouvelle méthode pour élargir la recherche de vie extraterrestre

Comme l'explique la chercheuse Louisa Mason, « les bandes radio millimétriques et submillimétriques restent presque totalement inexplorées dans le cadre du SETI. Notre objectif est d'ouvrir un nouveau domaine d'exploration en élargissant les recherches à ces fréquences. »

Si aucune signature extraterrestre n'a été détectée, les chercheurs estiment que leur approche pourrait améliorer les futures recherches. En exploitant différemment les données déjà collectées et en élargissant les fréquences étudiées, il serait possible d'explorer des millions d'étoiles supplémentaires et d'augmenter les chances de détecter un éventuel signal.

Source : Royal Astronomical Society

publié le , Auriane Polge de Humanoid

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