Quel câble Ethernet choisir ? Cat5, Cat6, Cat7, ne vous faites plus avoir

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Vous avez la fibre, mais Netflix rame et votre ping explose sur Call of Duty ? La solution miracle s'appelle souvent Ethernet. Mais avant de craquer pour le câble le plus cher du rayon en pensant booster votre connexion, lisez ceci : vous n'avez probablement pas besoin de ce que vous croyez.

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C'est un classique : fatigué des aléas du Wi-Fi, on décide de passer au filaire pour stabiliser sa connexion. Arrivé devant l'étalage (physique ou numérique), c'est la panique. Cat5, Cat5e, Cat6, Cat7, Cat8... Les dénominations s'enchaînent et les prix font le grand écart. La logique voudrait que le chiffre le plus élevé offre la meilleure performance, un peu comme on choisirait le dernier iPhone. Sauf qu'en matière de câblage domestique, le « mieux » est souvent l'ennemi du bien, et surtout l'ami des dépenses inutiles.

Contrairement aux câbles HDMI où le prix n'influe pas toujours sur la qualité d'image, la catégorie (« Cat ») d'un câble Ethernet définit ses capacités physiques (débit et bande passante). Si un chiffre plus élevé garantit effectivement de meilleures spécifications techniques sur le papier, la réalité de votre installation domestique est bien différente. Acheter un câble de compétition pour une connexion standard revient à acheter une Formule 1 pour aller chercher le pain : c'est techniquement impressionnant, mais totalement inutile.

Le Cat6 : le roi incontesté de votre salon

Soyons directs : pour l'immense majorité des foyers, le câble Cat6 est le seul et unique investissement à faire. Pourquoi ? Parce qu'il offre le parfait équilibre entre performance et prix. Il est capable de gérer 1 Gigabit par seconde (1 000 Mbps) sur de longues distances (plus de 50 mètres) et peut même grimper à 10 Gbps sur des distances plus courtes. Sachant que la connexion moyenne est bien inférieure à ces plafonds, le Cat6 encaisse tout sans broncher.

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Il faut même tordre le cou à une idée reçue : techniquement, un vieux câble Cat5 (100 Mbps) suffirait encore à beaucoup d'usages. Le streaming en 4K ne demande que 20 à 50 Mbps, et même la 8K passerait sur du 100 Mbps. Les câbles Cat5e (1 Gbps) sont déjà une mise à jour solide. Mais le Cat6 reste la valeur sûre pour être tranquille.

Attention toutefois à la règle du « maillon faible ». Votre réseau s'alignera toujours sur l'équipement le moins performant. Si vous avez une chaîne de câbles Cat7 dernier cri mais qu'un vieux Cat5 traîne au milieu, toute votre connexion sera bridée aux capacités du Cat5. De même, un câble, aussi cher soit-il, ne pourra jamais augmenter le débit fourni par votre fournisseur d'accès. Si vous payez pour 100 Mbps, vous aurez 100 Mbps, point barre.

Cat7 et Cat8 : le piège du « future-proof »

Alors, à qui s'adressent ces fameux câbles Cat7 ou Cat8 vendus à prix d'or ? Aux data centers et aux très grandes entreprises. Le principal atout du Cat7 est de maintenir un débit de 10 Gbps sur une distance de 100 mètres avec une bande passante énorme (600 MHz). À moins que votre salon ne fasse la taille d'un hangar logistique, vous n'en verrez jamais la couleur.

Si vous avez vraiment une immense maison et que vous voulez « sécuriser l'avenir », le Cat6a peut être une option (10 Gbps garantis sur 100 mètres). Mais pour le reste, gardez votre argent. Même pour le gaming, souvent prétexte à tous les excès marketing, le débit n'est pas critique : un jeu en ligne fluide demande entre 25 et 100 Mbps en téléchargement et une latence faible.

publié le , William Zimmer de Humanoid

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