Guerre des mines : 12 nouveaux drones autonomes arrivent pour protéger les côtes françaises
Dix-huit mois après la réception de son premier prototype de surface, la Marine nationale poursuit son effort en direction de la lutte anti-mines. La Direction générale de l'armement vient de commander 12 nouveaux drones navals et sous-marins.

La guerre entre l'Iran et les États-Unis a illustré toute l'importance de ne pas faire l'impasse sur la lutte anti-mines. Une capacité dont est dotée la France, entre autres, mais qui a besoin d'être renforcée, notamment en s'appuyant sur les innovations régulières que l'on observe du côté des drones navals et sous-marins ces dernières années.
Et c'est justement ce à quoi s'affaire la Direction générale de l'armement (DGA). En janvier 2025, la Marine nationale réceptionnait son tout premier drone de surface de 12 mètres, prototype d'une nouvelle ère pour la guerre des mines. Dix-huit mois plus tard, la DGA accentue cette montée en puissance du « système de lutte anti-mines marines futur ».
Des drones navals et sous-marins
Ainsi, la DGA a annoncé le 4 août 2026 avoir franchi un cap en passant une commande de douze drones supplémentaires - mixant engins de surface et sous-marins - le 21 juillet. L'enjeu est d'assurer la montée en puissance sans rupture capacitaire, alors que le retrait des anciens chasseurs de mines tripartites et remorqueurs de sonars approche.

Ce programme SLAM-F se décompose concrètement en plusieurs systèmes de drones de surface et de drones sous-marins autonomes, conçus pour détecter, identifier et neutraliser les pièges explosifs tapis au fond de l'eau, ou dérivant sous la surface, tout en gardant les bâtiments de la Marine ainsi que leurs marins hors de la zone de danger.
Cette douzaine d'engins sera déployée en priorité pour protéger les approches maritimes métropolitaines. Cette protection est capitale pour garantir la liberté d'action des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) basés à l'Île Longue et sécuriser les sorties du porte-avions Charles de Gaulle et du futur France Libre.
Mené via l'OCCAR avec Thales (et son sous-traitant ECA) pour le volet dronique - dans le cadre du partenariat franco-britannique MMCM (« Maritime Mines Counter Measures ») -, le programme s'appuie aussi sur une coopération avec la Belgique et les Pays-Bas pour le développement des futurs bâtiments porteurs.
publié le , Julien Lausson de Numerama
